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Le lexique

Accomondements dits "raisonnables"

De nos jours, le mot « accommodation » traduit plus couramment l’idée de l’adaptation d’une règle à un ou plusieurs cas particuliers. Lorsqu’une règle générale, ou une organisation collective (organisation du travail, organisation des transports publics, règles de fonctionnement d’une institution…) excluent, de facto, certaines catégories de personnes, on recherche des aménagements, dans la limite de ce qui est possible ou raisonnable. Cette nouvelle acception, qui s’est imposée au cours des années 1970, retient donc quelque chose du mot « hospitalité », puisque les mesures d’aménagement ou d’accommodement raisonnable sont placées sous le signe de l’accueil : accueil des personnes handicapées, accueil de la diversité culturelle, accueil, aussi, du fait religieux.

Toute demande d’accommodement pour motif religieux est dirigée contre une règle (ou parfois une simple pratique) dont il est argué qu’elle entre en conflit avec une conviction ou une obligation religieuse. Ce n’est pas la suppression de la règle qui est demandée : le demandeur admet qu’elle poursuit un objectif d’intérêt général, qu’elle ne vise pas à avantager ou léser une religion en particulier, et qu’elle s’applique sans distinction de religion. Mais il soutient que cette règle, appliquée à son cas, porte une atteinte excessive à sa liberté de culte, ou se révèle particulièrement préjudiciable aux adhérents de son culte. De cette situation naît un droit à l’adaptation de la règle, qui peut être satisfait de diverses manières : ouverture d’une faculté de dérogation à la règle, modification de la règle pour la rendre plus « inclusive », création d’une règle ou d’une prestation ad hoc, en complément de la règle générale.

L’accommodement raisonnable pour motif religieux s’analyse toujours comme un compromis. Dans ses trois versions (ouverture d’une faculté de dérogation à la règle, modification de la règle générale, création d’une règle spéciale), il résulte d’une négociation, ou à tout le moins d’un dialogue, entre l’administration et le demandeur. Entre l’intérêt général et les droits ou intérêts particuliers, un processus d’ajustement mutuel doit s’engager, dans le but de parvenir à une solution à peu près équilibrée.

Le coût de l’accommodement s’apprécie plus ou moins généreusement d’un ordre juridique à l’autre. Ses composantes sont généralement de trois ordres : organisationnelles (l’accommodement demandé ne doit pas nuire au bon fonctionnement du service), financières (l’accommodement ne doit rien coûter au service, ou ne pas coûter trop cher), et liées aux droits des autres usagers (qui ne doivent pas être lésés par l’arrangement proposé aux usagers religieux).

Concernant l'utilisation des deniers publics, la loi Debré de décembre 1959 qui organise le financement public des écoles privées religieuses n'est pas considéré comme un accomodement mais comme une violation car elle porte atteinte à l'égalité de traitement de tous les citoyens sans distinction de conviction spirituelle.

Agnostique

L'athée ne croit pas à l'existence de Dieu; l'agnostique croit que nous sommes incapables de savoir s'il existe ou non

Anticléricalisme

C'est la mise en cause du cléricalisme sans s'y opposer.

Antireligieux

Hostile à la religion établie, ou à toute religion.

Athée

Sans Dieu, qui nie l'existence de Dieu. Personne qui ne reconnaît pas Dieu.

Aumônerie

La loi de 1905 impose la mise en place d'aumonerie dans les établissements publics à hébergement et de privation de liberté : hopitaux, prisons, lycées, armées, se sont des lieux qui assure le libre exercice du culte : célébrations, débats et d'échange sur la foi quelque soit la religion. A l'hopital, il y a l'exsitence d'un oratoire multiconfessionnel dans lequel plusieurs aumoniers de confessions différentes peuvent exercer leur culte.

Blasphème

Un propos ou un acte jugé blessant par les adeptes d'une religion. Mais il y a blasphème que pour celui qui croit à la chose blasphèmée.

En France, le blasphème n’est pas interdit, on a le droit de critiquer une religion ; on ne peut pas être puni pour avoir dit quelque chose contre une religion. La caricature est libre et ne peut être punie.

Clergé

 

Cléricalisme

Il se définit comme une certaine attitude du clergé, traduite par sa prétention à exercer une domination, une emprise multiforme, sur toute la société et sur la puissance politique. La volonté de domination, ou d'influence officialisée concerne les façons d'être et les valeurs reconnues pour régler les conduites mais aussi les lois qui les codifient.

Communautarisme

Conscience

Confessionnel

Congrégation

Conviction religieuse

Croyance

Culte

Démocratie

Différencialisme

Egalité

Emancipation

Fanatisme

Foi

Fraternité

Humanisme

Intégrisme

Irreligieux

Islamophobie

Laïc ou Laïque ?

Laïcisation

Liberté de conscience

Neutralité

Obscurantisme

Opinion

Ostensible

Ostentatoire

Pratique religieuse

Prosélytisme

Règle juridique

Religieux, se (nom)

Religion

Savoir

Secte

Sécularisation

Signe religieux

Théocratie

Tolérance

Unité

Unicité

Valeur

Voile

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