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Bulletin de Laïcité 40 n°21

Le bulletin n°21 de notre Association vient de paraître.Laicite 0 1007 711 3

Cher lecteur ,

A la Une : Hommage à Samuel PATY et au quarantième anniversaire de l’abolition de la peine de mort, le 09 octobre 1981.

Je vous invite à découvrir l’article 3 de la loi de 1905, Clemenceau le lutteur.

Un accent sur Robert Badinter et son combat contre la peine de mort. Mais également cheminer sur l’histoire de la race « occidentale ».

Je vous souhaite une bonne lecture.

SB

Bulletin Laïcité 40 n°21laicite-n-21.pdf

 

 

 

 

 

 

Hommage à Samuel Paty - Dax 16/10/2021

Commémoration :  Dax 16 10 21 6

Il y a un an jour pour jour, le 16 octobre 2020, le professeur Samuel Paty était assassiné aux abords de son collège, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

A l'appel de notre association "Laïcité 40" et des quatre Loges landaises du Grand Orient de France, plus de 200 personnes se sont réunies le 16 octobre 2021 au square de la Laïcité à Dax (à côté de la mairie), pour rendre hommage au Professeur Samuel Paty assassiné par un terroriste islamiste.

Les prises de parole ont permis au Président de notre association, Pierre Gamelin, de revenir sur l'engagement de sans faille ce professeur, mort "assassiné en faisant simplement son métier d'enseignant" Discours pierre gamelin laicite 40discours-pierre-gamelin-laicite-40-.mp3 (9.66 Mo)).

Jacques Henrard, représentant des quatre Loges maçonniques landaises du Grand Orient de France, a rappelé dans son discours les valeurs de notre République et de son Ecole émancipatrice (Discours jacques henrard godfdiscours-jacques-henrard-godf-.mp3 (10.3 Mo) ,..  

Puis, Lily et Manuel, élèves du Collège Léonce Dussarat de Dax ont déposé une gerbe à la mémoire de Samuel Paty, au pied de la sculpture réalisée par Monette Loza, oeuvre originale dont les trois flammes symbolisent le triptyque républicain.

A l'issue de ce moment très émouvant, une minute de silence a ensuite été respectée avant que l'assistance n'entame en choeur une vibrante marseillaise.

              (Ecouter cette Marseillaise : Marseillaisemarseillaise.mp3 (3.03 Mo).

 

Retrouvez l'article paru dans l'édition du 23 Octobre 2021 de SUD-OUEST en cliquant sur ce lien suivant : 

               Dax 16 10 21 img 5230 article sodax-16-10-21-img-5230-article-so.jpg (1.77 Mo)

 

Retrouvez l'album photos de cette cérémonie en cliquant sur le lien ci-dessous .

                2021 10 16 - DAX - Commémoration S.Paty (laicite40.fr)

 

  

Bulletin de Laïcité 40 n°20

Le bulletin n°20 de notre Association vient de paraître.Laicite 0 1007 711 3

Billet d’humeur,
Dans cette vingtième édition, nous souhaitons saluer le travail réalisé par l’observatoire de la laïcité à l’heure où le gouvernement Macron a décidé de sa mort.

Il est remplacé par un « comité interministériel de la laïcité ». Bonne nouvelle ?

Moins de budget, le pouvoir seul pilote, voilà bien des inquiétudes qui pèsent sur la laïcité à un moment de notre histoire où se réveillent les ombres de l’antisémitisme, de la montée du racisme et des extrêmes. Drôle d’idée ?

Cher lecteur,
Dans ce numéro, un retour sur les fondamentaux de la laïcité par la redécouverte des articles de la loi de 1905, la mise en avant d’un des acteurs de sa mise en place. Dans ce numéro, le rapport d’Aristide Briand. Et également, le plaisir de découvrir de nouvelles pistes de lecture et réflexions.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.

 

Bulletin de Laïcité 40 n°20laicite-n-20.pdf (2.93 Mo)

 

 

Souvenirs FM reçoit Laïcité 40 (émission du 07-07-2021)

 

Souvenir fm 2021 07 07 photo 2 Le 7 juillet 2021, Greg de Souvenirs FM recevait Laïcité 40 dans son émission L'invité du 12-13.

 Pierre Gamelin (Président) et Philippe Sénécal (Vice-Président) représentaient notre  association.

 En suivant ce lien, vous pouvez écouter cette émission de 35 minutes très intéressante :

                      Emission du 7 juillet 2021

 Découvrez-y notre association et nos prévisions d'actions 2021/2022

 Régalez-vous !

 

Lire la suite

Article Sud-Ouest du 26 06 2021 (AG de Laïcité 40)

Article paru dans SUD-OUEST suite à l'Assemblée Générale de Laïcité 40 qui s'est tenue le 5 juin 2021 à Montfort-en-Chalosse

Un grand merci à Annie GUILLON de ce relais dans la presse locale.

Lire ci-joint l'article de SUD-OUEST

20210702 201503 so ag l4020210702-201503-so-ag-l40.pdf (883.5 Ko)

 

Bulletin de Laïcité 40 n°19

Le bulletin n°19 de notre Association vient de paraître.Laicite 0 1007 711 3

Edito

L’islamo-gauchisme, religion, racisme ordinaire et antiracisme & communautarisme, comprendre l’autre avant de juger, voilà bien des sujets d’actualité dans cette édition d’avril. 
 

Bonne lecture.

 

Bulletin de Laïcité 40 n°19laicite-n-19.pdf (3.27 Mo)

 

Communiqué du 08 06 2021 (Suppression de l'Observatoire)

Laïcité 40 salue le travail de terrain de l'Observatoire de la Laïcité

L'association Laïcité 40 prend acte de la décision du Gouvernement de supprimer l'Observatoire de
la Laïcité et de le remplacer par un comité interministériel. Depuis 2009, l'association conduit des
actions en partenariat avec des communes ou avec des établissements scolaires. A ce titre, elle
tient à saluer la collaboration qui l'a liée pendant deux ans avec l'Observatoire...

Pour plus d'informations, lire ci-joint le Communiqué transmis à la presse

210608 cp observatoiredelalaicite210608-cp-observatoiredelalaicite.pdf (258.92 Ko)

Communiqué du 06 06 2021 (Assemblée Générale 2021)

Le 5 juin 2021 à Montfort-en Chalosse a eu lieu l'Assemblée Générale de notre association Laïcité40.

Pour plus d'informations, lire ci-joint le Communiqué transmis à la presse

210606 cp assembleegenerale210606-cp-assembleegenerale.pdf (3.92 Mo)

Communiqué du 18 octobre 2020 - Samuel Paty

COMMUNIQUE de LAICITE 40 et LAICITE 64. Samuel paty

Vendredi 16 octobre 2020, Samuel PATY, Professeur d’Histoire Géographie, a été
sauvagement poignardé puis décapité par un jeune homme se réclamant de l’Islam. 

 

Lire notre Communiqué aux médias dans son intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous :

Communiqué du 18 10 2020 (Samuel Paty)2020-10-18-courrier-media-paty-1-.pdf (156.68 Ko)

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Bulletin de Laïcité 40 n°18

Le bulletin n°18 de notre Association vient de paraître.Laicite 0 1007 711 3

Edito

Cher lecteur ,

Laïcité ou laïcités, humanisme et légitimité, encore bien des questionnements pour
notre dix-huitième édition. La page historique, nous invitera sur les pas de Jaurès.

Bonne lecture.

 

2021 Bulletin Laicite n 18laicite-n-18.pdf (726.18 Ko)

Lettre au Maire de Dax (#Dax2035)

Img 0016 1 2La ville de Dax vient de lancer une concertation autour de son projet urbain #Dax2035

Dans une 'Lettre aux Dacquois(e)s', le Maire a indiqué avoir consulté 'des responsables religieux'. 

Cette démarche étant contraire au principe de séparation édicté par la loi de 1905, le président de Laïcité 40 a interpellé le Maire dans un courrier. 

Pour plus d'informations, lire ci-joint

210203 lettre maire projet dax2035 210203-lettre-maire-projetdax2035.pdf (98.35 Ko) 

Bulletin de Laïcité 40 n°17

Le bulletin n°17 de notre Association vient de paraître.Laicite 0 1007 711 3

Edito

Ecrivains, philosophes et chercheurs s’y affrontent dans ce numéro 17.

Actualité : un ministre de l’intérieur qui s’exprime sur le séparatisme et ses
résultantes.

Voila encore bien des raisons de regarder la Laïcité par différents bouts de la lorgnette…

Bonne lecture.

2021 bulletin 172021-bulletin-17.pdf (3.52 Mo)

"Promouvoir le respect des principes de la République"

Henri Peña-Ruiz

Publié dans Marianne le 19/01/2021 à 15:59

 

1 - Conforter les principes républicains

Parlons donc de ces principes, qui sont aussi des valeurs. Un principe, du latin princeps, est une règle première de la pensée ou de l'action. Il devient valeur, c'est-à-dire ce qui vaut, dès qu'on en reconnaît le bien-fondé et qu'on s'efforce de le défendre. Par exemple le principe de la liberté d'expression s'est imposé comme un marqueur essentiel du débat démocratique. Et il a de la valeur en ce qu'il permet à tous les points de vue de s’exprimer, donc de nourrir au mieux de l'intérêt général la prise de décision. Il intègre aussi une limite, qui est le respect des personnes comme telles, mais pas nécessairement de leurs croyances. Telle est bien la ligne de démarcation au sujet du racisme. Rejeter et caricaturer une croyance est permis. Mais rejeter la personne du croyant ne l'est pas. Il en va de même pour les athées et les agnostiques. Montesquieu, dans L'Esprit des lois, affirme que la force de la République ne lui vient que de la vertu civique des citoyens, ressort de leur volonté de la défendre. Il définit cette vertu par l'amour des lois et de l'égalité. C'est dans cet esprit que j'envisage le projet de loi en discussion pour fonder mes remarques.

Je me permets d'expliciter brièvement les principes et les valeurs que nous lègue notre histoire. En 1789, l'essence de la nation française change radicalement. Les particularismes coutumiers et religieux n'y font plus la loi. La France n’est plus la fille aînée de l'Église. L'Assemblée Constituante promeut un nouveau fondement: les droits de l'homme, bons pour les divers croyants et les humanistes athées ou agnostiques, consignés dans la belle déclaration du 26 août 1789. J'aime en citer d'abord le préambule qui en fait une référence critique pour juger les pouvoirs: "Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale (...) ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme (...) afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés". Vient alors l'article premier, en droite ligne de l'humanisme du droit naturel (jus naturalis) : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune". Et plus loin l'article dix fonde l'émancipation laïque: "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi." À l’évidence ces droits ont été conquis à rebours des oppressions. Ils ont donc une portée universelle pour l'émancipation des opprimés.

Le triptyque républicain définit les principes de l'ordre public. Liberté et égalité valent boussoles au sens où ils sont à la fois des buts de la vie commune et des fondements de l'organisation des rapports entre les personnes. La diversité des convictions spirituelles est prise en compte dans un cadre commun unique. La fraternité, sentiment collectif, devra jouer un rôle de charnière entre la liberté et l’égalité, afin qu'émerge un monde commun à tous. Victor Hugo le souligne dans son commentaire où il insiste sur le rôle de la fraternité, "âme de la formule". Lisons-le : « La formule républicaine a su admirablement ce qu’elle disait et ce qu’elle faisait : la gradation de l’axiome social est irréprochable. Liberté-Égalité-Fraternité. Rien à ajouter, rien à retrancher. Ce sont les trois marches du perron suprême. La liberté, c’est le droit, l’égalité, c’est le fait, la fraternité, c’est le devoir. Tout l’homme est là. » Le Droit et la loi (1875). L'historien Gérard Noiriel parle du "creuset français" pour souligner l'importance d'un cadre juridique et politique capable de faire vivre ensemble des personnes de toutes origines. L'unité ne doit pas opprimer la diversité, mais la diversité ne doit pas briser l'unité. Tel est le défi qu'a su relever la République Française grâce à la laïcité. Les trois principes de notre devise permettent de définir la laïcité de façon simple et limpide. La laïcité est l'union de tout le peuple (en ancien: laos) par un cadre juridique construit sur trois principes indissociables : liberté de conscience, égalité de droits, universalité des buts de la puissance publique.

Henri pena ruiz2 - Pédagogie des principes : le rôle des élus et des journalistes

Avis aux élus et aux journalistes contre tout obscurantisme dans le langage employé. Un point parmi d'autres: un langage universaliste est nécessaire pour faire comprendre les principes. Ceux-ci fondent des règles qui s'appliquent à tous. Ils n'ont donc rien de stigmatisant. Voici des exemples de la nécessité de dire les choses avec rigueur. Il ne faut pas parler de la "loi sur le voile" à propos de la loi de 2004, mais de la loi sur les signes religieux, ni de "mamans voilées", mais de personnes encadrant les sorties scolaires etc. La rigueur dans les termes relève ici du principe de responsabilité: il  s'agit d'éviter toute stigmatisation du fait de formulations inexactes. Le point de vue universaliste, et le langage qui lui correspond, sont essentiels pour contrer tout différencialisme. Tant celui de l'idéologie du Rassemblement National, qui tend à opposer le "nous" catholique au "eux" musulman, que celui de la mouvance décoloniale, qui ose qualifier la laïcité de "racisme d'État" alors que la loi de 2004 interdit tous les signes religieux, et non pas un seul. Résumons. Trois boussoles permettent de prendre position sur les cas concrets : universalisme, égalité de droits, intérêt général.

 

3 - L'État n'a pas à s'occuper de théologie

L'État laïque ne peut se comporter comme un mécène des religions, même pour les contrôler. L'égalité de droits des divers croyants et des athées, mais aussi le financement prioritaire de services publics d'intérêt général, commun à tous, ne doivent pas être bafoués. Dans un état de droit républicain, c'est par la loi que l'on contrôle et non par la subvention. Payer l'orchestre pour dicter la musique n'est pas digne d'une république, qui prétendrait ainsi acheter l'obéissance à ses lois. La République n'a pas à se mêler de théologie mais simplement à faire appliquer des lois communes capables de dissuader les religieux de toute tentation de transgression de l'ordre public. C'est aux fidèles des différentes religions de veiller à ce que la pratique de leurs cultes respectifs s'inscrive dans les limites fixées par l'état de droit.

Rappelons que les religions qui ont sacralisé le patriarcat et les pratiques machistes qui en découlent ont dû ou doivent faire leur aggiornamiento pour s'en déprendre et renoncer à élever la loi religieuse au-dessus de la loi de l'État. Dans leur dimension émancipatrice, les principes laïques se heurtent frontalement aux préjugés sacralisés par les intégristes, mais mis à distance par la raison critique de nombreux fidèles. La puissance publique ne doit pas s'effacer, mais rester intransigeante sur l'unité de loi du pays. Le refus du multiculturalisme qui enferme dans la différence n'est pas liberticide. Il renforce la dimension émancipatrice des principes républicains. Que ceux-ci soient rejetés par les tenants de traditions rétrogrades et les religieux nostalgiques de leurs privilèges perdus n’a rien de surprenant.

Bref écartons la tentation néo-gallicane de s'immiscer dans la définition des doctrines théologiques et confions à la loi commune le soin de prévenir toute mise en cause de l'ordre public entendu comme codification des droits fondamentaux de l'être humain. L'État laïque ne doit pas se mêler de théologie, mais  définir a priori, par les lois communes, le cahier des charges que doit respecter toute conviction spirituelle dans la façon dont elle se manifeste dans la société. Fondée sur le respect des droits et un projet d'émancipation universaliste, cette exigence n'a rien de liberticide.

 

4 - Quelles réformes ?

- Il est bien d'interdire la polygamie et les certificats de virginité, comme d'ailleurs l'excision du clitoris. Il faut veiller à le faire non au nom d'une culture particulière qui rejetterait les pratiques d'une autre culture, mais au nom de droits humains universels, comme l'égalité des sexes et l'intégrité physique de la personne. Il est bien également d'assortir tout financement public d'une exigence de conformité aux lois de la République et de respect des règles qui en découlent.

- Il n'est pas acceptable de permettre aux associations cultuelles d'avoir des immeubles de rapport. Ce financement indirect viole la loi de 1905 qui assigne à ces associations le seul culte, et rien d'autre. C'est aux fidèles et à eux seuls de financer leur culte. On n'achète pas le civisme. On le suscite à la fois par l'instruction comme fondement du jugement autonome et par des exigences promues par des lois. Quand l'imam Bouziane, au cours d'un prêche dans  la mosquée de Lyon, recommande aux fidèles de battre les femmes adultères, il commet un délit d’incitation à la violence que la loi permet de réprimer comme il le mérite.

- Le souci de soustraire les enfants à l'emprise de l'intégrisme religieux est louable. Mais le fait de rendre obligatoire la scolarisation dans les établissements scolaires risque de se heurter au principe constitutionnel de la liberté d'enseignement. Il serait préférable de renforcer le caractère national des programmes et des examens afin qu'ils soient des normes incontournables, donc des obstacles efficaces aux inculcations de croyances en lieu et place d'une authentique instruction.

- Il faut abroger le concordat d'Alsace-Moselle, qui maintient des privilèges pour les religions avec l'argent des contribuables de toute la France. Les familles athées sont obligées de demander une dérogation pour dispenser leurs enfants du cours de religion. Et l'argent public consacré aux salaires des ecclésiastiques constitue un privilège anachronique, attentatoire au principe républicain d'égalité.

- La neutralité des personnes qui encadrent les sorties scolaires est une urgence. Pourquoi? Le Code de l'éducation précise que ces sorties ont une finalité pédagogique et éducative. Elles relèvent donc de la déontologie laïque. Pour en parler, il faut veiller là encore à son langage. Pas de "mamans voilées" ou de "papa à kipa". Le lien de parenté ne fait rien à l'affaire. parlons de collaborateurs du service public, remplissant une fonction d'encadrement. L'enfant devenu élève se voit offrir ainsi une deuxième vie, qui élargit son horizon. L’École publique accueille des êtres mineurs donc vulnérables, et se propose de les instruire pour en faire des citoyens libres, maîtres de leur jugement. Elle doit donc les protéger contre tout type de prosélytisme et aussi contre toute atmosphère conflictuelle qui pourrait surgir entre des manifestations de sens contraire. Le respect de leur liberté comme de la diversité des convictions de leurs familles exige donc la neutralité des personnels d’encadrement, qu’ils encadrent ou qu’ils enseignent. Une telle règle n’a rien de discriminatoire car elle s’appliquerait uniformément à des personnes qui prétendraient encadrer des voyages scolaires avec une kippa, un voile, une grande croix ou un tee-shirt mentionnant « ni Dieu ni maître ». La France est une terre d’accueil, ouverte à la diversité des traditions et des convictions. Avec la laïcité elle n’a pas voulu combattre la religion, mais promouvoir par la neutralité un égal respect de toutes les convictions. Elle fournit ainsi une double garantie : pour les enfants mineurs, dont la liberté de conscience est sauvegardée, et pour les familles qui confient leurs enfants à l’institution scolaire, en ayant l’assurance qu’ils ne subiront aucune manifestation prosélyte

Qu'on me permette ici une anecdote personnelle pour montrer que l'exigence de neutralité, dans des cas délimités et bien définis, n'a rien de raciste ni de hors-sol. Il y a trois ans, à Bagnolet (93), j'ai présenté un exposé sur le sens de la laïcité. J'y ai évoqué le sens de la déontologie laïque, qui fait obligation à tous les personnels d'encadrement des élèves de respecter la neutralité dans leur tenue vestimentaire non par brimade arbitraire, mais parce que c'est le seul moyen de ne pas blesser un élève attaché à une conviction spirituelle distincte de celle qui serait mise en avant par la personne qui encadre. Une mère de confession musulmane me demande alors quel inconvénient il y a à manifester sa religion par un voile. Voici ma réponse. "Accepteriez-vous que votre enfant, après avoir été élevé dans la religion musulmane, soit encadré par un homme qui porte une kippa, ou un tee-shirt stipulant "ni dieu ni maître" ? "Non! " La réponse est vive et je la comprends. Je fais alors observer à la mère de confession musulmane qu'elle vient de découvrir elle-même, par son refus, ce qu'on éviterait à tous les enfants-élèves par le respect de la neutralité vestimentaire, qui ne vise aucune conviction particulière. La personne a esquissé un sourire, puis m'a dit qu'elle comprenait et approuvait la règle laïque…N'inflige pas à autrui ce que tu ne voudrais pas subir.

- Il faut réactiver la République sociale, à rebours d'un néolibéralisme obsédé par la réduction de la dépense publique. Les services publics qui rendent accessibles à tous les biens de première nécessité rendent crédibles les principes républicains en leur donnant chair et vie. Je rejette toute culture de l'excuse mais chacun peut comprendre que la déshérence des services publics dans certaines banlieues affaiblit l'image de notre République. Jaurès le soulignait avec force en liant la République sociale et la République laïque. Autant dire que la politique néo libérale qui conjugue la destruction des services publics et le creusement abyssal des inégalités doit être abandonnée si l'on veut vraiment susciter le respect des principes républicains.

 

Séparatisme : L'UFAL soutient les auteurs d'amendements

Projet de loi « principes de la République » : sans amendements, ce serait un bilan négatif pour la laïcité !

Par L'UFAL - UNION DES FAMILLES LAÏQUES 20 janvier 2021

L’UFAL a salué la sortie officielle de 30 ans de déni de l’offensive islamiste contre la République : elle estime que le projet de loi doit être l’occasion de mettre en pratique les intentions annoncées. Malheureusement, cet objectif est encore loin d’être atteint par le projet de loi du Gouvernement. Il revient donc au Parlement de l’enrichir, notamment pour une meilleure application de la laïcité.

D’ores et déjà, dans un texte pourtant touffu, les débats en commission ont permis d’approfondir, voire d’améliorer, un certain nombre de dispositions.

Sans entrer dans tous leurs détails, nous rappelons les revendications fondamentales à caractère législatif que l’UFAL a formulées, le 9 novembre, devant Mme la ministre déléguée Marlène Schiappa :

- Application de la loi de 1905 à tous les territoires de la République : Alsace et Moselle, Guyane et autres collectivités d’Outre-mer qui en sont exemptées ;
- Obligation de neutralité religieuse et politique pour les bénévoles accompagnateurs de sorties scolaires ;
- Refus que les cultes soient autorisés à détenir et gérer un patrimoine lucratif sans rapport avec leur objet exclusivement cultuel (art. 28 du projet de loi).

L’UFAL se félicite que les prises de position des associations laïques sur ces trois points essentiels ne soient pas restées sans écho auprès des Parlementaires.

- Ainsi, plusieurs amendements, de toutes origines politiques, ont été déposés en faveur de l’application de la loi de 1905 à tous les territoires de la République, ou au moins de la suppression de l’obligation de financer l’Eglise catholique faite à la Guyane(1).

- Quant à l’extension de l’obligation de neutralité aux « collaborateurs occasionnels du service public » (art. 1er), proposée notamment par le député LREM François Cormier-Bouligeon, elle a fait l’objet d’un long débat en commission. Si la rapporteure L. Vichniewsky s’est déclarée à titre personnel plutôt favorable, le ministre Darmanin a fait feu de tout bois(2) pour s’y opposer. La division de la majorité est apparue, de même que celle d’autres groupes : néanmoins, les considérations « d’opportunité » –de lâcheté politique ?- l’ont emporté : l’amendement a été repoussé.

Le plus grave recul de la laïcité est constitué par les art. 28 et 32 du projet de loi, véritables cadeaux de l’Etat aux cultes. Il est heureux que des Parlementaires s’en soient saisis.

- L’art. 28 prétend modifier l’art. 19 de la loi de 1905, en y introduisant (alinéa 5) l’autorisation pour les associations cultuelles l’autorisation de « posséder et administrer tous immeubles acquis à titre gratuit (…) », donc déjà dispensés au départ de la fiscalité afférente. C’est une violation de l’esprit et de la lettre de la loi de 1905, qui dispose que les associations cultuelles ont pour « objet exclusif l’exercice du culte ». Elles pourraient ainsi conserver et gérer des immeubles purement lucratifs (logements, commerces, parkings, etc.), sans aucun rapport avec leur objet(3). De plus, ce patrimoine bénéficierait des avantages fiscaux réservés aux bâtiments cultuels, dont l’exemption de la taxe foncière ! C’est une « subvention fiscale » interdite par l’art. 2 de la loi de 1905.

Sur 11 amendements, 6, dont un « transcourant » politique, veulent supprimer l’alinéa 5. Rude bataille en vue, car les cléricaux se trouvent sur presque tous les bancs.

- L’art. 32 y ajoute l’exemption de toute préemption par les communes pour les biens appartenant aux associations cultuelles. L’avantage des cultes passerait donc avant l’intérêt public qui fonde la préemption ! Il s’agit en outre d’un « cavalier législatif » sans rapport avec l’objet de la loi.

L’ensemble des 18 amendements, de toutes tendances politiques, proposent la suppression pure et simple de l’art. 32 : il y va en effet d’un moyen d’action essentiel des maires dans l’intérêt général.

Ces deux dispositions doivent à tout prix être retirées. Si elles ne l’étaient pas, la loi de 2021 inscrirait dans le marbre un recul de la laïcité, par la remise en cause des art. 2 et 19 de la loi de 1905 (principe de séparation, et objet exclusif des associations cultuelles). L’UFAL apporte son soutien à tous les auteurs des amendements qui rejettent un tel abandon, de quelque couleur politique qu’ils soient. Elle appelle le Gouvernement à renoncer à s’y opposer !

Souvenirs FM reçoit Laïcité 40

Souvenir fm 2021 01 12Le 11 janvier 2021, Souvenirs FM recevait Laïcité 40 dans son émission L'invité du 12-13.

Pierre Gamelin (Président) et Bernard Dussarat (Vice-Président) représentaient notre association.

En suivant ce lien, vous pouvez écouter cette émission très intéressante qui présente bien notre association et nos actions :

Emission du 11-01-2021

Régalez-vous !

 

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